La slow life – concept de vie – prendre le temps de vivre

Vous connaissez la « Slow Life » ,  ce concept de vie très à la mode ? Il n’y a pas si longtemps, il était bon de vivre à 100 à l’heure pour être dans le mouvement. Avoir le vent en poupe signifiait pour beaucoup, travailler d’arrache-pied sans prendre le temps de respirer. Les Parisiens débordés ont pris pour habitude de courir après le temps, d’arriver en retard et de se laisser entraîner dans la spirale négative du burn-out. La course pour la réussite professionnelle est sans fin et ne parvient pas à satisfaire les esprits insatiables.

Aujourd’hui, une vague bénéfique s’empare de la sphère parisienne : la tendance du rythme doux, du planning oisif, du bien-être à toute épreuve. On oublie le stress, on prend du temps pour soi, on écoute son corps, on s’entend respirer, on mange mieux, on dort plus et on travaille moins mais mieux. On peut croire que la Slow Life est une perte de temps, mais en réalité elle nous permet d’appréhender les activités avec un esprit serein et positif. Apaisé, choyé, vous êtes apte à réagir au travail sans solliciter vos nerfs. Vous devenez alors plus rationnel sur les dossiers à traiter en priorité et surtout : vous relativisez. La Slow Life permet de regarder les choses avec une distance nécessaire afin que votre affect ne soit pas en première ligne.

Lors de mes deux voyages à Stockholm, j’ai été bluffé par cette culture du bien vivre chère aux suédois. Là-bas, les gens marchent à une allure raisonnable, le sans gluten et le bio sont à tous les coins de rue, on mange sainement, on fait du sport et on respecte les autres. Dans les boutiques et restaurants, on vous accueille avec le sourire et même dans les fast food, on sent que la courtoisie n’est pas oubliée au profit du « bonjour – au revoir » sec et règlementaire.

On ne hausse pas le ton et on trouve le ton juste pour parler aux autres. On écoute, on réfléchit et on ne répond jamais à froid lorsque quelque chose nous contrarie.

La vie lente coule des jours heureux, les séjours à la campagne se multiplient, les cures détox se vendent comme des petits pains, dans les salles de sport, c’est le yoga qui est roi. Prendre soin de son corps, ce n’est pas le pousser à l’extrême dans la compétition, c’est lui apporter précisément ce dont il a besoin.

Dire non au stress, à la consommation excessive, au désir de performance néfaste et à la pression permanente du chiffre, c’est se recentrer sur l’essentiel : soi-même et les autres. La décélération permet d’admirer les choses simples de la vie.

Les Parisiens en ont marre des impératifs qui ponctuent leur vie, cette pression relative à la vie de couple, à l’achat d’un appartement, à la réussite sociale et professionnelle. Dans cette quête de cases à cocher pour se sentir accompli, on deviendrait presque des machines. La réussite se juge t’elle à un cadre de vie classique et défini par la société ou bien se caractérise-t’elle par le bonheur simple de vivre et d’aimer ?

A force d’être pris dans une vie 2.0, on jongle entre smartphones, télévisions, écrans d’ordinateur sans jamais avoir le temps de contempler les vraies choses.

Alors cet été, on travaille, certes, car c’est une nécessité, mais surtout, on prend le temps de lire, d’écrire, de contempler la nature, de dormir, de passer du temps avec les gens que l’on aime.

La Slow Life est salvatrice mais évidemment, c’est souvent le calme avant la tempête car sitôt l’été fini, c’est la rentrée sur les chapeaux de roues qui s’amorce. Reste à nous souhaiter alors un hiver sous le signe du cocooning.

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