L’histoire du Con qui s’adore – poème

J’ai connu un con qui s’adore.

Un Conquistador dont la conquête fut bien dérisoire.

J’étais l’interlude de la pièce de théâtre qu’il dressait.

Le fou voulant se dresser tout contre le roi.

J’ai voulu entrer dans la danse avec quelques pirouettes.

Mais la ballerine est devenue marionnette, simple conquête.

L’amuse-bouche, le rire, la fraîcheur, les ronds de jambes caustiques.

L’attraction satirique.

Mes sentiments étaient une épopée lyrique.

Une tragédie juvénile où tout est joué d’avance.

Cœur de pierre anesthésié versus cœur d’artichaut insatiable.

La pierre s’est amusée à effeuiller le très intéressé.

L’espiègle gamine d’humeur badine s’est soudain mise à parler d’un ton grave.

La tonalité cassa le rythme engagé et pas engageant.

J’ai bu ses mots, jamais consensuels.

J’ai cru ce Con-sensuel.

Il fallait me tirer vers le haut.

En me tirant dessus.

J’étais en bas, assez bas pour me laisser descendre.

C’étais si bas.

Me reprendre, me corriger, me piquer et m’envoyer au tableau de chasse.

Mauvaise élève.

Je suis le quart, du tiers de ta moitié, sans hésiter !

Une équation malencontreuse.

Il fallait être à la hauteur Messianique.

Candide invétérée et fausse ingénue face à ladite grandeur !

Tenir la dragée haute à Monsieur et tenter d’attraper la friandise suspendue à un fil.

Une gorge bien cupide.

Je me suis laissée abuser par des maux.

A présent je ne dis plus un mot.

J’étais à prendre ou à laisser.

Surtout à délaisser.

L’intérêt résidait sans doute dans le corps.

D’accord.

Une histoire qui n’a jamais commencé, sans début ni fin.

Sans faim.

 

 

 

 

 

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