La plume de Paris Frivole – qui suis-je ?

Je suis née un beau jour d’avril et la fée Epicure semble s’être un peu trop penchée sur mon berceau. Dès mon plus jeune âge, j’emprunte les rouges à lèvres de ma mère, tente de glisser mes petits pieds dans ses escarpins et me parfume… La féminité et les apparats me fascinent.

Dans la cour de récré de la maternelle, je suis une solitaire, une rêveuse, je songe à mes amoureux imaginaires et réels . Dans la plus grande des insouciances, de temps à autre, je quitte mon mutisme pour jouer à la Barbie avec les filles et aux super héros avec les garçons. Je sais me montrer espiègle et je cultive le goût pour le bonheur ! A l’époque, ma mère est le nombril de mon monde, elle l’est encore d’ailleurs. C’est elle qui m’a appris à être indépendante. J’ai grandi dans une sorte de prison dorée dont le mot d’ordre était « on ne s’ennuie que de soi-même« . Alors je m’évertuais à nourrir mon imagination pour ne pas que cela arrive.

Ma révélation a été l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, mon QG est alors devenu la grande bibliothèque de ma mère. Dans les livres, je pouvais envisager toutes les vies que je pourrais avoir. L’écriture a été dans ma vie, mon meilleur moyen d’expression, mon exutoire, ma seule façon de me révéler aux autres. La rhétorique n’a cessé de m’animer mais hélas, je suis une timide, une réservée, plutôt du genre à exceller dans l’écriture et à craindre les discours en public, plutôt du genre à admirer les autres et à m’oublier dans cette contemplation. Depuis toujours, je suis à genoux devant la beauté. Les années passent et je rêve d’héroïnes masquées, Fantômettes, Cat’s Eyes ou encore Marie Antoinette. J’aimais l’idée de pouvoir se réinventer indéfiniment, de vivre dans un univers vertueux, avec une vraie justice.

Je voyais la vie en grand, je ne voulais plus seulement la rêver, je voulais la vivre. Le masque est un symbole mystérieux et sans doute le symbole ultime de mes paradoxes, il deviendra mon logo. Bardée de diplômes, je le suis, comme si j’avais voulu me légitimiser, combattre une apparence dans laquelle j’étais un brin prisonnière. Bac ES, DEUG LLCE, prépa Tech de Co, licence management de projets, Master II de communication… Une fois ce chemin universitaire tracé, je divague dans mon appartement Parisien avec une vue sur le Sacré Coeur. Je savais que j’allais entrer dans un schéma classique, cela me donnait encore plus envie d’explorer l’insouciance, la volupté et l’élégance toute parisienne.

A cette époque, mon père me reproche gentiment ma frivolité, j’aime sortir, vivre des histoires passionnées et m’acheter sans cesse de nouvelles robes. Qu’avais-je à prouver ? En plus, à peine sortie de l’école et déjà je signais mon premier CDI. Mon épanouissement passait par la liberté d’être celle que je suis, sans peur du regard des autres, sans fragilité ni vacillement. J’ai pendant un temps, pourchassé cet idéal. Très vite, ma plume a été repérée, j’ai tour à tour été attachée de presse, éditorialiste, chargée de communication, consultante… Je travaillais à côté comme journaliste pour des publications parisiennes…

J’ai beaucoup appris en travaillant pour les autres, c’est encore aujourd’hui ce que je fais, mais j’avais besoin pour m’épanouir, de faire vivre mon univers personnel, de m’exprimer, de m’exalter sur mes coups de coeur et de rencontrer des personnalités fantasques. Cet équilibre entre un travail stable et une passion devenue au fil des années professionnelles, m’a fait jouer les équilibristes. C’est donc en 2012, que je crée un blog www.parisfrivole.canalblog.com et face à son succès, j’ai décidé de lancer le web magazine www.paris-frivole.com, 2 ans plus tard, en 2014. Je ne me suis jamais autant livrée qu’au travers de Paris Frivole. J’y ai vraiment mis une part de moi.

On m’a très vite surnommée « Sarah Frivole » à cause de mon site. Je ne supporte pas quand la confusion s’installe. Je lutte pour que la définition de la frivolité ne soit pas salie, pour moi, il s’agit d’insouciance, d’art, d’hédonisme, de beauté, de joie. Je ne suis pas frivole, j’aimerais l’être mais je prends les choses bien trop à coeur pour l’être. Ma vie est stressante, je la souhaiterais plus légère. Inutile de penser que je suis frivole en amour, je suis tout l’inverse, bien loin des clichés polygames, je suis une idéaliste. Je crois que l’amour est l’affaire d’une vie. Beaucoup de gens associent la frivolité à la dépravation, cela me consterne. Je n’ai pas peur de défier les mentalités en portant ce pseudonyme audacieux et qui d’emblée pourrait me porter préjudice.

Amatrice de mode, de mondanités et d’art, j’ai voulu organiser mes propres soirées avec la ferme volonté d’amener l’art et la culture avec subtilité dans les afterworks. Je prône avant tout le divertissement. Paris regorge de trésors et dans les sphères que je fréquente, ce n’est pas un vain mot. La mode est scandaleuse, les mondanités sont euphoriques, les relations humaines sont étourdissantes, les lieux branchés sont renversants… Cette contemplation, il faut la vivre…

« Un point de vue 100% subjectif, vu par une journaliste et organisatrice de soirées qui aime arpenter les pavés parisiens à fleur de peau mais sans avoir peur de casser ses talons ».

 

 

 

 

 

 

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