Thank’s god I’m vegan !

J’écris cet éditorial à la terrasse d’un kebab. Le patron, un kurde très sympathique m’a laissé m’installer sur l’une de ses jolies chaises rouges, sans me pousser à consommer. Pour ne pas à fournir d’explications je n’ai pas osé lui dire que je devrai me passer de ses keftés, aussi délicieux soient-ils. Car cela fait plus de quatre mois que j’évite non seulement la viande mais aussi le lait, les œufs, le sucre et que les légumes, les fruits et les céréales complètes sont désormais mon quotidien. Et n’en déplaisent aux détracteurs de ce mode de vie je ne suis ni anémié, ni carencé, ni maigre, ni déprimé. Comme Kelly Slater, la légende du surf ou Meagan Duhamel, la championne olympique de patinage artistique je ressens à présent une énergie débordante et un moral à toute épreuve.

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Dans les sociétés modernes, le nouveau Graal n’est sans doute pas la quête de la fortune ni du bonheur mais la poursuite de la santé, de la longévité et accessoirement de la beauté, conditions non négligeables pour jouir pleinement de l’existence. Et ni les prouesses des as du bistouri ni l’impressionnante pharmacopée humaine ne pourront rivaliser avec les miracles d’une alimentation saine et frugale.

Les industriels savent forger des mythes et l’un des plus puissants est celui qui prétend que les médicaments et la médecine ont contribué à la santé et à l’allongement de la durée de la vie. C’est bien tenté mais évidemment faux, car si les peuples modernes vivent plus longtemps en moyenne qu’autrefois c’est grâce à une meilleure hygiène, des conditions de travail moins pénibles et une meilleure conscience des bienfaits de certains aliments.

Il n’en reste pas moins que de tous temps certains hommes ont atteint un âge canonique en pleine forme et ont même expliqué leur méthode. Et il ne faut pas se leurrer sur la prétendue santé de nos vieillards actuels, souvent victimes d’un nombre incalculables de maladies.

La preuve la plus flagrante du pouvoir de l’alimentation sur la santé nous est fournie unanimement par des peuples principalement végétariens. Le plus célèbre est sans doute les Hounzas du Cachemire qui peuvent dépasser les 120 ans dans une forme éblouissante mais également les habitants de la vallée de Vilcabamba en Équateur, les Abkhazes du Caucase, les villageois de Campodimele dans le Latium et les Japonais d’Okinawa qui tutoient le siècle à l’abri de nombreuses maladies. Dans tous ces cas d’insolente santé et longévité la recette est la même: une exposition au soleil et au grand air, une alimentation peu calorique pauvre en produits animaux et riches en fruits, céréales complètes et légumes et une activité physique quotidienne et soutenue.

La tendance au végétarisme ne fait que s’accentuer. Plus de 600 millions d’adeptes dans le monde pour lesquels ce choix économique, éthique et hygiénique n’a rien d’une déchéance.

Aux États-Unis deux ouvrages symbolisent cette prise de conscience: Faut-il manger les animaux? De Jonathan Safran Foer et Skinny Bitch, de Kim Barnouin et Rory Friedman, des cartons éditoriaux dont le «No Steak» d’Aymeric Caron constitue l’équivalent hexagonal.

Outre Kelly Slater et Meagan Duhamel le cercle des végétariens et végétaliens célèbres ne cesse de s’agrandir: Tina Turner, Yoko Ono, Paul McCartney, Joan Baez, Anne Hathaway, Leonardo DiCaprio, les superbes Natalie Portman et Eva Mendes, Pamela Anderson, Vanessa Paradis, le champion de tennis Djokovic et même le boxeur Mike Tyson peu friand désormais de l’oreille de ses adversaires.

 

Cyril A. Skinazy

Thank God I’m Vegan!

I’m writing this editorial sitting at a table outside a kebab restaurant. The owner, a real nice guy from Kurdistan, has let me hang out here without pushing me to order something. So as not to let on I don’t dare tell him that I would do better not dining on his Armenian meatballs, tasty as they might be. Because for four months already I’ve been avoiding not only meat, but also milk, eggs, sugar, and vegetables, fruits and whole grains are all I eat day by day. And no matter what the critics of this lifestyle might say, I’m not anemic, weak, scrawny, nor depressed. Like the legendary surfer Kelly Slater, or Olympic figure skating champion Meagan Duhamel, I’m brimming with energy and my spirit is up to any challenge.

The new Holy Grail in modern society is undoubtedly not fortune nor happiness, but the search for better health, longevity, and along the way beauty, essential elements for enjoying one’s daily life. And neither the most talented artists of plastic surgery, nor the impressive cornucopia of nonsense available in pharmacies, could ever come close to doing nearly as much good as a clean and frugal diet.

Drug manufacturers are quite clever at generating propaganda, and one of the most persistent myths they’ve created is that drugs and medical science have generally improved public health and lengthened life expectancy over the decades and centuries. They try their best, but obviously all this isn’t true because if people these days live longer than before it’s thanks to better public hygiene, safer work conditions, and a better knowledge of the health benefits of different food groups.

Furthermore, all through the ages people who reach a ripe old age in fine health tell how they did it. And one should not be fooled by the alleged good health of very old people these days, often suffering from who knows how many diseases.

The most obvious proof of how much diet affects one’s health comes overwhelmingly from populations that are principally vegetarian; the most famous of which are the Hunzas of Kashmir who can live beyond 120 years in great shape, and also the residents of the valley of Vilcabamba in Ecuador, the Abkhazians of the Caucasus, villagers of Campodimele in Italy’s Lazio region, and people in Okinawa who cruise in to the upper nineties without suffering various diseases.

In all these cases of surprisingly exceptional health and longevity, the recipe is the same: lots of fresh air and sunlight, a low-calorie diet with few animal products, plenty of fruits, whole grains and vegetables, and generous amounts of exercise every day.

The number of vegetarians keeps rising and rising: for more than 600 million people around the world this economic, ethical and health choice brings no sacrifices with it.

Two books published in the United States epitomize this new state of mind: “Eating Animals”, by Jonathan Safran Foer, and “Skinny Bitch”, by Kim Barnouin and Rory Friedman.

Aside from Kelly Slater and Meagan Duhamel, the club of famous vegetarians and vegans keeps gaining members: Tina Turner, Yoko Ono, Paul McCartney, Joan Baez, Anne Hathaway, Leonardo DiCaprio, starlets such as Natalie Portman, Eva Mendes, Pamela Anderson, and Vanessa Paradis, tennis champion Djokovic, and even the boxer Mike Tyson, who has lost his appetite for the ears of his adversaries.

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