Château de Crouseilles – Madiran – un vin rouge historique

A la table du bon roi Henri IV se trouvait la quintessence du terroir français, avec un attachement singulier aux spécialités du Béarn, région de cœur du Monarque. Soupers titanesques, festins vertigineux, banquets gargantuesques, interminables repas pantagruéliques ponctuèrent son règne. Ses goûts culinaires, réputés campagnards et très rustiques s’éloignaient des clichés princiers de l’époque. La poule au pot était l’un de ses mets préférés.

« Bonne cuisine et bon vin, c’est le paradis sur terre. ».

Un tour d’horizon sur le menu qui fit le spectacle à sa table, confirme l’attrait certain d’Henri IV pour les ripailles canailles : Pigeonneaux aux capres, gibiers en tout genre, pâtés de perdreaux ou de héron, foie gras, viandes truffées, fromages, pâtes de coings et de fruits, profiteroles, tartelettes à la chantilly… Le tout arrosé de vins servis dans de grandes carafes, pour ne pas dire « pichets » !

Paris Frivole vous présente un vin porteur d’Histoire, sur les traces du roi de France et de Navarre…

Château de Crouseilles – Madiran - un vin rouge historique

Connaissez-vous l’histoire du Château de Crouseilles ?

Au XIVème siècle, la seigneurie de Crouseilles, alors situé en Basse Navarre, était constitué d’une tour de défense et de muraille en pierre pour se défendre des prétentions françaises… C’est sur cette même terre que se sont érigés des siècles d’histoire. En 1589, Henri IV, roi de Navarre, devient roi de France. A ce moment, la seigneurie de Crouseille appartient au chevalier et seigneur de Sadirac. L’origine du vignoble revient à ce grand homme, qui y fit planter les premiers pieds de vigne !

Cette demeure seigneuriale dont l’héritage tangible date du XVIIIème siècle s’étend sur 14 hectares verdoyants, en plein cœur du vignoble de Madiran. Il faut dire que le vignoble s’étendit largement en 1737 et connut un bel essor à cette période, grâce à son nouveau propriétaire, Jean de Dombidau. Le succès est tel, que la seigneurie de Crouseilles devint Barronies en 1753, grâce aux privilèges accordés par le roi de France Louis XV.

Hélas, à la fin du XIXème siècle, le vignoble est laissé à l’abandon.

En 1979 la cave coopérative de Crouseilles décide de racheter un château de Crouseilles et de faire revivre son terroir mythique. En 1981, le vignoble est replanté, en 1986, le premier millésime voit le jour.

Aujourd’hui, 5 vignerons passionnés font vivre ces précieuses parcelles, baignées de soleil, éventées grâce à son exposition d’Est en Ouest et drainées à merveille grâce à la pente du sol d’argile à gravette (petits cailloux). Les grappes de raisin, Tannat et Cabernet Franc, sont récoltées à la main à maturité optimale.

D’un point de vue géographique, les vignes du Château de Crouseilles s’étendent sur le Gers, les Pyrénées-Atlantiques ainsi que les Hautes-Pyrénées, ce qui confère au domaine toute sa richesse !

Château de Crouseilles – Madiran - un vin rouge historique

Le Madiran que nous vous présentons aujourd’hui a été élevé en fût de chêne et a reposé entre 12 et 18 mois, ce qui lui confère sans équivoque, de délicieuses notes boisées…

La note de dégustation de Paris Frivole : vous l’aurez compris, on adore les vins qui racontent une histoire, celui-ci en particulier possède un héritage singulier, du fait de sa localisation et de son patrimoine.

Le Château de Crouseilles est une fort belle bouteille, il est vrai qu’elle mériterait un peu de patience pour se bonifier avec un temps passé en cave de 2 ou 3 ans, mais elle est aussi excellente en l’état.

Sa robe rouge intense et profonde laisse échapper des notes de mûres sauvages, de framboises et de cassis, magnifiées par un sillage d’épices douces. En bouche, le vin se révèle très charnu, sans manquer d’équilibre et de subtilité. Sa structure est intéressante car elle oscille entre la douceur et la puissance.

Les tanins fondus rendent ce vin très agréable et rond mais avec du corps et une finale longue. On aime l’alliance des fruits gourmands, des épices et du bois, qui démontrent un vin de table et de dégustation hautement gourmand.

On le marrie avec une pièce de viande rouge sauce béarnaise, des fromages de caractère et des desserts au chocolat noir…

C’est certain Henri IV et Louis XV l’auraient adoré ainsi présenté !

Article Suivant:
Article Précédent:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *